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Mois Sans Tabac : Un mois pour dire non une bonne fois pour toutes !

Progression de la lecture

Chaque annĂ©e, le mois de novembre est marquĂ© par l’initiative du « Mois Sans Tabac », un Ă©vĂ©nement national lancĂ© pour encourager les fumeurs Ă  arrĂȘter leur consommation de tabac. Cette campagne vise non seulement Ă  sensibiliser le public aux dangers de cette plante dont les feuilles sont sĂ©chĂ©es et utilisĂ©es principalement pour fabriquer des produits Ă  fumer, comme les cigarettes, les cigares et le tabac Ă  pipe, mais aussi Ă  offrir un soutien aux personnes qui souhaitent se libĂ©rer de cette addiction.

L’histoire du Mois Sans Tabac

L’initiative « Mois Sans Tabac » a Ă©tĂ© lancĂ©e en France en 2016, inspirĂ©e par le « Stoptober » britannique, qui encourageait dĂ©jĂ  les fumeurs Ă  arrĂȘter pendant le mois d’octobre. Il s’agit du rĂ©sultat d’une collaboration entre SantĂ© Publique France, le ministĂšre de la SantĂ© et l’Assurance Maladie qui assurent que aprĂšs 30 jours d’abstinence, la dĂ©pendance est bien moins forte et le fumeur a cinq fois plus de chances d’arrĂȘter dĂ©finitivement.

Les organisateurs de cette campagne visent Ă  :

– Encourager l’arrĂȘt du tabac en offrant un cadre temporel pour inciter les fumeurs Ă  tenter d’arrĂȘter

– Fournir des ressources en mettant Ă  leur disposition des outils, des conseils et des soutiens pour aider les personnes Ă  se sevrer

– Sensibiliser le grand public en Ă©duquant la population sur les dangers du tabac et ses effets sur la santĂ©

Depuis sa crĂ©ation, le Mois Sans Tabac a connu un succĂšs croissant. Chaque annĂ©e, des millions de participants s’engagent Ă  arrĂȘter ou Ă  rĂ©duire leur consommation de tabac pendant le mois de novembre.

La cigarette : l’ennemie des poumons

La fumĂ©e de tabac se prĂ©sente comme un aĂ©rosol, un mĂ©lange complexe de gaz et de particules. Ce mĂ©lange se crĂ©e Ă  des tempĂ©ratures pouvant atteindre entre 1 000 et 1 500 °C. Pendant ce processus, la cendre se forme et, au mĂȘme moment, plus de 2 500 composĂ©s chimiques prĂ©sents dans le tabac non brĂ»lĂ© se transforment en plus de 4 000 substances, dont beaucoup sont toxiques.

Avant d’atteindre la bouche du fumeur, la fumĂ©e se refroidit rapidement. Sa composition varie en fonction de plusieurs facteurs, comme le type de tabac, sa mĂ©thode de sĂ©chage, les traitements appliquĂ©s et les additifs utilisĂ©s. Parmi les substances retrouvĂ©es, on trouve toujours de la nicotine, des goudrons et divers agents aromatisants, ainsi que de nombreux autres composants nocifs, tels que des gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et des mĂ©taux lourds (cadmium, plomb, chrome, mercure).

La nicotine est responsable de la dĂ©pendance qui peut se dĂ©velopper rapidement, parfois dĂšs les premiĂšres semaines d’exposition, mĂȘme avec une faible consommation de tabac. 

La Chine demeure le plus grand consommateur au monde de tabac avec 4124 cigarettes fumĂ©es en moyenne par adulte chaque annĂ©e (11-12 par jour), selon les derniĂšres donnĂ©es de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS). La France se classe elle au 61e rang mondial sur les 182 pays du classement avec une moyenne de 1023 cigarettes consommĂ©es par adulte chaque annĂ©e !

Selon l’OMS toujours, plus de 5 millions de personnes meurent chaque annĂ©e du tabac (1,5 million de femmes). La plupart de ces femmes (75%) vivent dans des pays Ă  bas revenus. Ce chiffre pourrait atteindre 8 millions avant 2030 (dont 2,5 millions de femmes).

Non les cigarettes « light » ne sont pas plus légÚres

La fumĂ©e des cigarettes qualifiĂ©es de « light » ou « lĂ©gĂšres » est presque identique Ă  celle des cigarettes classiques. L’appellation « light » repose principalement sur la prĂ©sence de micropores dans le filtre, qui permettent Ă  l’air ambiant de diluer la fumĂ©e et de diminuer la quantitĂ© de goudrons et de nicotine inhalĂ©e. Les performances de ces filtres sont mesurĂ©es Ă  l’aide de machines qui simulent une consommation Ă  rythme et puissance constants. Cependant, contrairement Ă  ces machines, un fumeur dĂ©pendant n’a pas d’outil pour chronomĂ©trer ou mesurer le volume des inhalations. En rĂ©alitĂ©, il cherche inconsciemment une quantitĂ© spĂ©cifique de nicotine. En optant pour une cigarette « lĂ©gĂšre », il finit par prendre des bouffĂ©es plus profondes de fumĂ©e diluĂ©e, transformant ainsi la cigarette « light » en une cigarette classique. Seule la saveur plus « lĂ©gĂšre » (grĂące Ă  la dilution) et la fausse impression d’un risque rĂ©duit subsistent. C’est pourquoi, en septembre 2003, l’utilisation des termes « light », « lĂ©gĂšres » ou « mild » a Ă©tĂ© prohibĂ©e.

L'impact du tabac sur la santé des Français

Le tabac est l’une des principales causes de maladies Ă©vitables dans le monde. En France, il est responsable de 78 000 dĂ©cĂšs par an, selon le rapport de SantĂ© Publique France. Ce chiffre alarmant souligne l’impact dĂ©vastateur du tabac sur la santĂ© publique, engendrant des maladies graves telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires.

« Le tabagisme est responsable d’environ 30% des dĂ©cĂšs par cancer et de 90% des cancers du poumon », explique le Dr Victoria Ferrari, MĂ©decin Oncologue spĂ©cialisĂ©e dans le cancer du poumon. En outre, il contribue Ă  des problĂšmes de santĂ© chroniques, notamment la BronchoPneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) et les maladies cardiovasculaires. L’usage du tabac a Ă©galement des effets nĂ©fastes sur les fumeurs passifs, mettant en danger la santĂ© de ceux qui les entourent, notamment les personnes vulnĂ©rables comme les enfants et les femmes enceintes.

L’impact et les rĂ©sultats du Mois Sans Tabac

Depuis son lancement en 2016 le Mois Sans Tabac a montrĂ© des rĂ©sultats encourageants puisqu’un nombre significatif de participants a rĂ©ussi Ă  arrĂȘter de fumer, et beaucoup d’autres ont dĂ©clarĂ© avoir rĂ©duit leur consommation.

Les chiffres de la campagne montrent Ă©galement une prise de conscience accrue des dangers liĂ©s au tabac, avec une augmentation des demandes d’aide pour arrĂȘter de fumer.

Cet Ă©vĂ©nement est devenu un rendez-vous annuel incontournable en France, illustrant l’engagement du pays Ă  lutter contre le tabagisme. En mobilisant la communautĂ©, en offrant des ressources et en sensibilisant le public, cette initiative joue un rĂŽle crucial dans la rĂ©duction du tabagisme et l’amĂ©lioration de la santĂ© publique.

En mobilisant la société autour de cette cause, nous pouvons espérer réduire le nombre de décÚs liés au tabac et améliorer la santé publique en France. Ensemble, faisons de ce mois une étape vers un avenir sans tabac. 

Pour s’inscrire cela se passe ici.

Quel est le rĂŽle du PSAD dans l’accompagnement Ă  l’arrĂȘt du tabac ?

Le Mois Sans Tabac est une campagne qui encourage les fumeurs Ă  suspendre la cigarette pendant 30 jours, un objectif qui multiplie considĂ©rablement les chances d’arrĂȘt dĂ©finitif. Le PSAD (Prestataire de SantĂ© Ă  Domicile) peut jouer un rĂŽle clĂ© pour accompagner les patients Ă  domicile, surtout ceux souffrant de pathologies respiratoires ou chroniques.

Soutien au quotidien et suivi des symptĂŽmes

Le PSAD :

  • suit les patients fumeurs atteints de troubles respiratoires, BPCO ou maladies chroniques,
  • aide Ă  identifier les moments Ă  risque et propose des alternatives pour gĂ©rer les envies de fumer,
  • surveille les effets liĂ©s Ă  l’arrĂȘt (toux, fatigue, anxiĂ©tĂ©) et informe le mĂ©decin si nĂ©cessaire.

Conseils pratiques et motivation

Le PSAD :

  • encourage l’utilisation de mĂ©thodes validĂ©es (substituts nicotiniques, applications, suivi tĂ©lĂ©phonique),
  • accompagne pour adapter le rythme et les habitudes afin de limiter le stress et les symptĂŽmes de sevrage,
  • motive le patient en valorisant chaque progrĂšs, mĂȘme partiel.

Coordination avec l’équipe mĂ©dicale

Le PSAD :

  • transmet les informations au mĂ©decin ou tabacologue,
  • ajuste les conseils selon l’état de santĂ© et les traitements,
  • contribue Ă  une prise en charge globale, sĂ©curisĂ©e et individualisĂ©e.

Si votre mĂ©decin diagnostique un trouble respiratoire du sommeil et prescrit un traitement spĂ©cifique (par exemple, une Ventilation en Pression Positive Continue – PPC), un prestataire de santĂ© Ă  domicile interviendra ensuite pour l’installation et l’accompagnement. Chez SOS OxygĂšne, nos Ă©quipes vous accompagnent dans le respect de la prescription : mise en service du matĂ©riel, aide Ă  l’adaptation (inconfort, fuites, sĂ©cheresse…) et suivi rĂ©gulier pour faciliter l’usage au quotidien.

FAQ – Mois Sans Tabac

Pourquoi 30 jours ?

Parce que 30 jours sans fumer suffisent Ă  rompre l’habitude et augmenter considĂ©rablement les chances d’arrĂȘt dĂ©finitif.

Est-ce difficile d’arrĂȘter ?

Oui, le sevrage peut provoquer envies de fumer, irritabilité, fatigue, troubles du sommeil, mais ces symptÎmes sont temporaires et gérables.

Quelles aides peuvent soutenir l’arrĂȘt ?

  • substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles),
  • soutien psychologique ou groupe d’accompagnement,
  • applications et programmes en ligne pour suivre les progrĂšs.

Faut-il consulter avant d’arrĂȘter ?

Oui, surtout pour les personnes avec troubles respiratoires, maladies chroniques ou traitement médicamenteux, pour adapter le sevrage en toute sécurité.

Que faire en cas de rechute ?

  • ne pas se culpabiliser,
  • analyser les dĂ©clencheurs,
  • recommencer le processus avec le soutien du PSAD ou d’un professionnel.

Conclusion

Le Mois Sans Tabac est une opportunité concrÚte pour reprendre le contrÎle sur sa santé et sa respiration, avec des bénéfices visibles dÚs les premiÚres semaines.

Le PSAD accompagne les patients Ă  domicile en sĂ©curisant l’arrĂȘt du tabac, en proposant des stratĂ©gies personnalisĂ©es et en soutenant moralement le patient et sa famille. GrĂące Ă  cet accompagnement, il est possible de dire non au tabac, protĂ©ger ses poumons et amĂ©liorer sa qualitĂ© de vie, tout en consolidant les habitudes saines sur le long terme.

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En cas de symptĂŽmes :

Ce contenu est fourni Ă  titre informatif et ne remplace en aucun cas une consultation mĂ©dicale. Si vous prĂ©sentez des symptĂŽmes d’insuffisance respiratoire, consultez rapidement un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ou un pneumologue pour un diagnostic professionnel et un traitement adaptĂ© Ă  votre situation.